Cette technique de réparation utilise les mêmes matières que le kintsugi mais assemble différents fragments. Réparer les pièces de cette manière est utile lorsqu’il manque des fragments par exemple. Comparé au kintsugi classique, le yobitsugi demande plus de créativité.

Au retour de ma formation japonaise, j’ai eu quelques semaines pour développer un projet présentant les compétences que j’ai acquises lors de mon stage. J’ai décidé de continuer d’expérimenter avec le yobitsugi. Ce projet commencé au Japon m’a beaucoup plu. Les réparations de kintsugi sont très intéressantes mais n’ont aucun aspect créatif. Avec le yobitsugi, il faut essayer de créer un objet cohérent et équilibré en assemblant différents fragments. Le processus est difficile mais aussi franchement amusant.

Je suis allée chiner des pièces au Galetas (brocante de Montreux) dans l’optique de les casser et de les recomposer. Pour une question de temps, j’ai utilisé une colle synthétique pour l’assemblage, puis la méthode traditionnelle de réparation pour finaliser les pièces.

Assemblement de fragments, Yobitsugi, 2025

Créature 1, assemblage de fragments et finition avec l’urushi rouge, 2025

Créature 2, assemblage de fragments avec finition en platine, 2025

Créature 3, assemblage de fragments et finition avec de l’urushi noir, 2025